Depuis quelques années, le GR 738 “Haute Traversée de Belledonne” comme son nom l’indique permet de parcourir le massif cristallin. Avec cet article, je donne toutes les informations à savoir avant de vous engager sur ce très beau trek pour une durée de 7 à 11 jours.
Note : cet article présente un itinéraire que je n’ai pas réalisé en sa totalité, seulement tronçon par tronçon lors de randonnées pédestres à la journée ou de plusieurs jours. Néanmoins, j’estime connaître suffisamment bien le massif pour que mon guide soit pertinent.
- Le massif de Belledonne en quelques mots
- Quelques mots sur le GR 738
- Ce qu'il faut savoir avant de partir en randonnée sur la Haute traversée de Belledonne
- Comment accéder au départ du GR 738 ?
- Dans quel sens parcourir la haute traversée de Belledonne GR 738 ?
- Quelles sont les difficultés auxquelles s'attendre ?
- Quel matériel pour cette randonnée en France ?
- Quelle est la meilleure période pour randonner ?
- Comment suivre le sentier ?
- Comment dormir en refuge durant le trek ?
- Puis-je dormir en tente ?
- Comment se nourrir ?
- Comment gérer l'eau ?
- Faut-il s'attendre à des patous ?
- Proposition d'étapes pour votre randonnée
- Quelques variantes proposées pour votre randonnée
Le massif de Belledonne en quelques mots
La chaîne de Belledonne est située entre Vizille en Isère et Aiguebelle en Savoie sur environ 70 kilomètres de long. Elle est un des symboles de la capitale des Alpes, Grenoble. De nombreuses randonnées en montagne sont facilement accessibles depuis la ville, pour ne pas citer les lacs Robert, le Grand Colon et le lac de Crop par exemple. Mais il faut également savoir que plus au Nord, le massif de Belledonne rayonne au loin sur l’agglomération de Chambéry avec les sommets des Grands Moulins et du Grand Charnier d’Allevard.
Pour bien apprécier cette barrière naturelle dans toute sa longueur, je vous conseille de gravir la Dent de Crolles, la Croix de l’Alpe depuis lesquelles on distingue aisément les hauts reliefs de la chaîne dominant la vallée du Grésivaudan en Isère. Belledonne est le premier véritable massif alpin puisqu’il n’est séparé de la plaine du Rhône que par le parc naturel régional de la Chartreuse, ce dernier étant considéré comme pré-alpin et composé majoritairement de roches calcaires.

Géologiquement, Belledonne est de type cristallin et partage de nombreux points communs avec deux autres massifs :
- la partie septentrionale de Taillefer dominant le plateau de la Matheysine au sud de Grenoble toujours en Isère
- le massif de la Lauzière séparant les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise en Savoie.
Si l’on étudie un peu plus la géographie du massif de Belledonne, on s’aperçoit également qu’il est décomposé en plusieurs sous massifs :
- le massif de Belledonne en soi, qui va de Vizille au pas de la Coche
- le massif des 7 laux qui court du pas de la Coche au col de la Croix
- le massif d’Allevard qui va du col de la Croix à Aiguebelle
Globalement on peut considérer que ces massifs des Alpes forment en réalité un seul tant ils possèdent des similitudes, comme les fameux champs de myrtilliers. Vérifiez bien la réglementation sur la cueillette des myrtilles !

Si l’on demande aux habitants des vallées de définir les caractéristiques du massif, ils mettront en avant avec plaisir:
- la beauté des nombreux lacs d’eau turquoise de Belledonne.
- la déclivité des parois et le relief escarpé n’offrant que peu de vallées de pâturage
- les cols et sommets, au delà de 2500 mètres offrant un caractère minéral étonnant avec ses pics acérés, proche de la haute montagne
- l’exigence de certains sentiers de montagne
- son caractère authentique, car aucune route ne la traverse de part et d’autre.
Ce paragraphe se termine sur une note personnelle : j’ai mis du temps à apprécier ce massif qui ne se laisse pas dompter facilement. Maintenant je cours sans cesse après de nouveaux sommets et randonnées avec bivouac tout au plus de quelques jours. Ce guide pour réaliser votre traversée se veut complémentaire au site officiel ou au topoguide de la FFR avec le soucis de la transmission et même d’amour pour ce massif singulier et sauvage.



Quelques mots sur le GR 738
Historiquement, le GR 738, contraction des numéros des départements de l’Isère (38) et de la Savoie (73) dans lesquels court le massif, est le prolongement d’un ancien GR immatriculé GR 549 (qui n’existe plus maintenant). Auparavant nommé le sentier des bergers, il traverse le massif en collant au plus près une ligne de crête. Cette dernière est d’ailleurs assez visible entre la Brèche de la Roche Fendue et le Pas de la Coche. Les acteurs touristiques, à travers cette création de grande randonnée, ont eu pour souhait de valoriser le patrimoine du territoire lié aux activités minières (de fer et cuivre) et pastorales.
Cette randonnée pédestre est globalement éloignée de la civilisation, la seule route pénétrant le massif est celle menant au Pleynet, porte de la station de ski des 7 Laux, à travers la vallée du Haut Breda. Il y a bien eu un projet, autrefois, de route menant de Laval en Belledonne à le Rivier d’Allemont par le Pas de la Coche à près de 2000m d’altitude, mais devant son faible intérêt il fut abandonné. Ainsi attendez-vous à de longues sections en pleine nature sans infrastructure.
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Comme vous pouvez le voir sur la carte ci dessus avec trace GPS téléchargeable, le sentier du GR 738 court de Vizille jusqu’à Aiguebelle sur 120 kilomètres pour un dénivelé positif de 8600 mètres, ce qui fait une moyenne d’ascension de 72 mètres par kilomètre. Comme sous entendu dans le paragraphe précédent, les sections peuvent être très exigeantes, notamment dans la difficulté de composer avec la traversée de nombreux éboulis et pierriers mais également sur la technicité du sentier demandant une grande concentration. Mais je vous rassure, les sentiers de randonnée ne sont pas aériens, ni exposés et ne nécessitent pas de pas d’escalade. Il faut juste être habitué à grimper plusieurs cols sans véritable pause et à la marche sur roches en montagne.


Une course d’ultra-trail très réputée, l’Échappée Belle, rend honneur au massif en suivant en grande partie l’itinéraire du GR. Cela peut être un moyen pour vous de parcourir rapidement le massif ! Si l’aventure vous semble hors de portée, vous pouvez vous découvrir les plus belles randonnées dans Belledonne.
Ce qu’il faut savoir avant de partir en randonnée sur la Haute traversée de Belledonne
Comment accéder au départ du GR 738 ?
- Au sud à Vizille en Isère : depuis la gare ferroviaire de Grenoble, il faut prendre l’Express Vizille – Grenoble X03
- Au nord à Aiguebelle en Savoie : la gare ferroviaire SNCF est desservie par les trains TER (Lyon) Chambéry – Modane. Les ferrovipathes apprécieront de découvrir d’autres randos de plusieurs jours accessibles par le train.
Dans quel sens parcourir la haute traversée de Belledonne GR 738 ?
Je n’ai pas de préconisations particulières sur le sens à choisir pour votre aventure pédestre, en revanche, aller du nord vers le sud permet d’affronter les faces nord (ubac) des cols en montée. En cas de plaques de neige ou de névés persistants en début de saison, vous serez plus à l’aise. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir des crampons d’alpinisme, tout au plus des crampons pour chaussures de randonnée, plus légers et compacts.
Aller du sud vers le nord permettra d’avoir le soleil dans le dos, ce qui peut être plus facile notamment en cas de fortes chaleurs.
Dans les deux sens, les panoramas seront extraordinaires, ne vous faites pas de soucis à ce sujet. Au final, à chacun sa préférence. En revanche, dans cet article, je parlerais des étapes dans le sens sud -> nord.
Quelles sont les difficultés auxquelles s’attendre ?

En général, le sentier, côté niveau 1 voire 2, ne présente pas de partie aérienne ou exposée. La principale difficulté sera de gérer les successions d’éboulis, de pierriers et des sentiers techniques sur blocs rocheux. Globalement, le dénivelé cumulé de 8600 mètres peut également être un frein pour les randonneurs débutants. Si je retiens quelques passages ou il faut être vigilant :
- la section accidentée entre le col du Loup avec d’abord un sentier en dévers sur éboulis et la descente du col de la Sitre vers le Habert du Mousset, très raide et par moment glissant
- le secteur de la Brèche de la Roche Fendue dans un amoncellement de roches chaotiques et potentiellement des plaques de neige au début de l’été
- le col de la Vache de part et d’autre qui peut être impressionnant et recouvert de névés sur le versant nord
- le secteur entre le refuge des Férices et le refuge de la Perrière régulièrement en dévers avec potentiellement des plaques de neige
Il est reconnu que la rando représente des similitudes avec le GR 20 en Corse, où il faut maintenir sa vigilance à chaque instant, heureusement ce n’est pas le cas tout le temps. Le parcours est conseillé aux marcheurs déjà bien entraînés par de précédentes traversées ou circuits. Je conseille déjà de vous entraîner avec la traversée de la Chartreuse sur 3 à 4 jours avec un terrain plus facile.
Quel matériel pour cette randonnée en France ?
Pour cette longue randonnée en montagne, le matériel est à choisir avec soin. Par exemple, si vous envisagez le bivouac, il est fort possible que vous ayez à affronter des nuits fraîches à plus de 2000 mètres d’altitude.
Mon conseil particulier pour cette traversée serait de bien choisir les chaussures de randonnées. Celles à tige haute et semi rigides avec de bons pare pierres me paraissent indispensables pour apporter un bon maintien et stabilité sur les éboulis. Je conseille les Scarpa Zodiac similaire aux Marmolada que je possède mais plus en vente. Attention à bien choisir votre pointure (peut-être plus une demi taille en plus). Pour de plus amples conseils de matériel :
Quelle est la meilleure période pour randonner ?
Il y a deux facteurs à considérer pour définir la meilleure période, d’un point de vue nivologique et d’un point de vue de la fréquentation.
Comme indiqué précédemment, il peut rester des névés en début de saison, par exemple mi Juillet 2021, certains passages étaient à manier avec précaution en raison d’un printemps frais et humide. Cela ne fut pas le cas en 2022, année très sèche où même certains secteurs d’habitude enneigés ne l’étaient pas. Ne pas hésiter à appeler les refuges avant, les gardiens sont aussi là pour cela.


La fréquentation, au regard de la popularité croissante de cette grande randonnée sportive atteint son paroxysme durant le mois d’Août. Certains tronçons spécifiques comme les lacs près de Grenoble, les lacs des 7 laux attirent une plus grande masse touristique pour des balades à la journée. Une fois que vous avez passé le gîte de la Martinette, vous êtes relativement tranquilles et ce en toutes saisons.
La période entre mi Juillet et mi Septembre semble être propice.
Comment suivre le sentier ?
Le célèbre balisage de grande randonnée aux flèches blanches et rouges est régulièrement entreposé tout au long de l’itinéraire, que cela soit sur des rochers, des piquets. La plupart du temps, le chemin est bien balisé, il n’y a que peu de chances de se tromper. Néanmoins, je conseille au randonneur de se munir des cartes topographiques IGN suivantes :
- 3335OT – GRENOBLE
- 3335ET – LE BOURG-D’OISANS L’ALPE D’HUEZ
- 3433OT – ALLEVARD BELLEDONNE NORD
Une carte topographique moins précise mais à échelle 1/50 000ème de Randos Edition, la A5, permet de s’alléger en n’ayant une seule carte à la place des trois recommandées. Sinon le topo guide officiel de la Fédération Française de Randonnée consacré uniquement au GR 738 est utile mais permet moins d’avoir une vue d’ensemble.

Comment dormir en refuge durant le trek ?

Tout au long de l’itinéraire il y a de nombreux refuges qui peuvent vous accueillir de sorte à ce que sur les onze étapes officielles, vous en trouvez toujours un d’ouvert. C’est également le cas sur ma proposition d’étapes en 8 jours. Cependant il faut distinguer deux types de refuges :
- refuge gardé : il est nécessaire de réserver en amont votre nuit en refuge. Il est possible de réserver une demi pension, d’aller aux toilettes et de prendre une douche. Votre matériel de bivouac n’est pas nécessaire
- cabane ou refuge non gardé : l’accès est ouvert à tous, sans réservation et gratuitement. Il peut être en plus ou moins bon état mais servira toujours de toit. Il n’y a pas de douche mais des toilettes sèches (en principe). L’entretien de ces abris dépend d’associations comme Tous à Poêle et il faut les remercier pour le travail réalisé. L’inconvénient est que ce type de refuge peut manquer de place, il est préférable d’avoir son matériel de camping au cas où.
Je parle plus longuement des refuges dans la section consacrée à ma proposition d’itinéraire.
Puis-je dormir en tente ?
Bien sur, le massif se prête très bien au bivouac, pour peu que vous trouviez un endroit plat et sans trop de cailloux 🙂
Je plaisante, j’ai fait de nombreux bivouacs en trouvant toujours une bonne place. Il n’y a pour l’instant pas d’arrêtés municipaux qui interdisent la pratique du bivouac ou camping sauvage. Cela peut toutefois être amené à évoluer étant donné que certains lacs (Crop, Crozet, Blanc) pour ne citer que ceux-là sont régulièrement envahis de citadins en mal de nature.
Rappelons quelques principes de bon sens pour respecter la nature :
- on évite le bruit et la musique
- on laisse les cigarettes à la voiture et on ramène TOUS les déchets.
- on ne fait surtout pas de feu
- on laisse les animaux sauvages comme les bouquetins, chamois, marmottes tranquilles et de manière générale, on ne perturbe pas la faune et la flore.

Comment se nourrir ?

Si les refuges gardés peuvent fournir des repas, des boissons et des en cas, de manière générale, l’autonomie alimentaire est nécessaire pour toute la durée de ce trek de montagne. La section entre le gîte de la Martinette, jusqu’au Bourget en Huile, soit environ 3 jours, seul le refuge gardé de l’Oule (jour 4 de ma proposition d’étapes) propose des repas.
Les détours possibles pour vous alimenter dans des supérettes sont :
- deux heures trente aller retour de marche vers une épicerie du Collet d’Allevard (au jour 5 de ma proposition d’étapes)
- un détour de quelques kilomètres réalisable en auto-stop à l’épicerie de la Ferrière (au jour 4)
Sur les 120 kilomètres de cette traversée, vous ne croisez que quelques hameaux ou villages faiblement peuplés. Par exemple, sur les sections suivantes, vous ne croisez aucune vraie route :
- entre Chamrousse et le hameau montagnard de Fond de France, soit 3 jours
- entre le Pont de la Grande Valloire et le Bourget en Huile soit 3 jours
Si vous avez l’intention de vous alimenter au sein de refuges gardés, cela ne vous épargnera pas d’emporter au minimum 5 jours de nourriture dans votre sac à dos assurer votre survie. Cela représente environ 3 à 4 kilogrammes de nourriture en optimisant l’apport calorifique.
Comment gérer l’eau ?

Belledonne se situe au carrefour de plusieurs zones climatiques, océaniques et continentales. En hiver, le massif est très régulièrement arrosé par de copieuses chutes de neige. Par conséquent elles mettent du temps à fondre et continue, par des résidus de glaciers, à alimenter des cours d’eau : torrents, rus, ruisseaux. En plein été, avoir sur soi 1,5 litres d’eau me semble raisonnable en ayant en plus de quoi contenir 2,5 litres si vous établissez le campement en dehors des cours d’eau.
Vous trouverez régulièrement des points d’eau y compris à tous les refuges. Je conseille d’utiliser des systèmes de purification de l’eau, notamment des pastilles chimiques Micropur. Si vous ne purifiez pas l’eau, assurez-vous qu’il n’y ait aucun alpage au dessus du cours d’eau. En cas de doutes, faites bouillir de l’eau mais son inconvénient est de perdre les minéraux, c’est à faire avec parcimonie.
Faut-il s’attendre à des patous ?
Au contraire du parc national des Écrins, le massif de Belledonne concentre beaucoup moins d’alpages, principalement parce que l’univers minéral de haute altitude diminue de facto les estives. Il faut savoir que dès l’altitude de 2000 mètres passé, les prairies herbeuses se font tout de suite plus rares.
L’attitude à adopter vis à vis des chiens de protection est de se signaler à distance, s’arrêter quand ils aboient et contourner progressivement le troupeau, en enlevant lunettes, casquettes et en rangeant les bâtons de marche. Tout en gardant son calme et ne pas bouger si les chiens approchent.
Néanmoins, d’après ce que j’en sais, vous pouvez vous attendre à des troupeaux et possiblement à des chiens de garde :
- Les lacs de la Pra et Jean Collet (Jour 2)
- Le pas de la Coche (Jour 3)
- Les lacs des 7 laux et dans la descente (Jour 3)
- l’Oule et l’Aup Bernard (jour 5)
- le refuge de Claran (jour 6)
- les crêtes du Grand Chat (jour 7)
Proposition d’étapes pour votre randonnée
| Etape | Jour | Hébergement | Distance | Dénivelé positif | A noter |
|---|---|---|---|---|---|
| Vizille – Chamrousse | 1 | Auberge de Jeunesse – Hôtel – Bivouac | 16 km | D+ 1550 | Cette étape est entièrement en forêt et se termine à la station de ski olympique de Chamrousse. Possibilité de couper par le lac Achard qui fait l’office d’une belle balade. |
| Chamrousse – Refuge Jean Collet | 2 | Refuge gardé – Bivouac | 16 km | D+ 1300 | Vous irez à la rencontre de très beaux lacs (lacs robert, de la pra, de crozet et de la sitre). Attention, l’enchaînement de plusieurs cols : col du Loup, col de la Sitre ainsi que la montée au refuge est assez éreintant. Profitez du panorama magnifique depuis le refuge en belvédère. |
| Refuge Jean Collet – Refuge des 7 laux | 3 | Refuge gardé – Bivouac | 15 km | D+ 1350 | L’enchaînement col de la Mine de Fer, Brèche de la Roche Fendue et col de la Vache dans un monde aride peut être difficile. C’est sans doute une des plus belles sections de l’itinéraire avec une arrivée aux lacs des 7 laux superbe au milieu de nombreuses cascades. Les lacs sont également très populaires. |
| Refuge des 7 laux – Chalet du Léat | 4 | Refuge non gardé – Bivouac | 15 km | D+ 900 | La descente des 7 laux le long d’un torrent emmène à Fond de France de retour dans la forêt avec la belle cascade du Pissou. La section suivante est en balcons dans le pays d’Allevard entre la Grande Valloire et la Croix du Léat. |
| Chalet du Léat – Refuge de la Pierre du Carré | 5 | Refuge non gardé – Bivouac | 18 km | D+ 1300 | Très longue journée sauvage, d’abord sur un sentier dominant les falaises puis sur de longs passages forestiers à partir de l’Aulp Bernard. |
| Refuge de la Pierre du Carré – Refuge de la Perrière | 6 | Refuge non gardé – Bivouac | 13 km | D+ 1200 | Le vallon du Bens dans toute sa splendeur sauvage ! Très belle section au pied du Pic du Frêne. Profitez d’une nuit au superbe refuge de la Perrière. |
| Refuge de la Perrière – Bourget en Huile | 7 | Chambre d’hôtes – Bivouac | 14 km | D+ 600 | La fin de la traversée approche avec des chemins de randonnée sur des crêtes spectaculaires et des belvédères splendides donnant sur les Bauges et la Lauzière |
| Bourget en Huile – Aiguebelle | 8 | 16 km | D+ 600 | Fin de la traversée dans des forêts alpines sur des sentiers balisés et pistes forestières. |
Les autres refuges sont également sur l’itinéraire, du sud vers le nord :
- Refuge de la Pra, géré par le Club Alpin Français, gardé
- Habert d’Aiguebelle, gardé
- Gite de la Martinette, gardé
- Chalet de la Fouetterie, non gardé
- Refuge de l’Oule, gardé, détour de 200 mètres de dénivelé
- Chalet de l’Aup Bernard, non gardé
- Refuge des Férices, non gardé
- Chalet d’Arbarétan, non gardé
Tous ces refuges sont indiqués sur les cartes topographiques et vérifiez bien les caractéristiques des cabanes et refuges non gardés, notamment en terme d’accès à l’eau, le nombre de places et l’état général.
Encore une fois, il est vivement recommandé d’avoir son propre matériel de bivouac en cas de manque de place ou de refuges dégradés, ce qui malheureusement, arrive de temps en temps.


Une autre randonnée de 6 jours : le Tour du Pays d’Allevard
Organisé sur 78 km et 6 jours de randonnée, le GR de Pays Tour du Pays d’Allevard est moins exigeant que la traversée de Belledonne, avec moins de dénivelé positif, des sentiers moins accidentés, la rencontre de plateaux d’alpages et une évolution principalement en moyenne montagne.
En plus court : la traversée de Belledonne sur 4 jours
Si vous manquez de temps, il est tout à fait possible de réaliser une traversée du massif de Belledonne plus courte, entre Chamrousse et Fond de France sur 4 jours. Vous aurez l’occasion de parcourir quelques-uns des plus belles sections de ce GR. En plein été, les accès sont assurés par des bus.
Quelques variantes proposées pour votre randonnée
Dans cette section, issu du fruit de ma connaissance du massif, je propose des idées d’itinéraires alternatifs pour découvrir d’autres vallons, combes, lacs et sommets. La trace GPS de chaque itinéraire peut être téléchargée sur la carte associée
Variante par le Lac Achard
Distance : 6,6 km – Dénivelé : D+ 540m
Cette variante permet d’éviter de traverser la station de ski de Chamrousse à proximité des remontées mécaniques. En effet, à la Roche Béranger, le tracé part directement dans la forêt de pins en direction du lac Achard, qui est un parfait emplacement pour le bivouac.
Vous serez donc dans un environnement plus sauvage et sans difficultés supplémentaires
Variante du col de Freydane
Distance : 7,5 km – Dénivelé : D+ 530m
C’est une variante très intéressante puisqu’elle permet de s’approcher du Grand Pic de Belledonne, le point culminant du massif à 2977 mètres d’altitude pour un environnement magnifique. Enfin les lacs du Doménon et surtout le lac Blanc offrent des vues panoramiques.
Le niveau de difficulté est similaire à l’itinéraire principal mais contenu dans la seule ascension du col de Freydane à 2645 mètres d’altitude. Cette variante conviendra à ceux qui cherchent une immersion alpine au coeur du massif, en effet l’itinéraire principal est en balcon sur la vallée du Grésivaudan et la Chartreuse.
Variante du col Aigleton
Distance : 4,8 km – Dénivelé : D+ 530m
Si vous choisissez de dormir au Habert d’Aiguebelle, cette variante est assez logique. En effet, elle évite de remonter au pas de la Coche que vous aurez descendu la veille avant votre nuit en refuge. En revanche, si vous ne comptez pas dormir au refuge, il est préférable de rester sur l’itinéraire principal pour vous épargner du dénivelé supplémentaire.
Cette variante offre un cadre aussi sauvage que l’itinéraire principal avec les pentes de la Dent du Pra au travers du col d’Aigleton non sans avoir approché les lacs du Vénétier.
Variante de la combe de la Grande Valloire et des lacs Morétan
Distance : 16 km – Dénivelé : D+ 1900m
Cette variante, exceptionnelle, propose une alternative très alpine à l’itinéraire principal qui peut manquer d’ambition entre le pont de la Grande Valloire et le refuge de la Pierre du Carré.
La variante que je vous propose est assurément plus exigeante mais ô combien belle. Il s’agit d’approcher au plus près les sommets mythiques du massif comme l’impressionnant Puy Gris ou le Grand Crozet dans la vallée du Veyton. Sur ce détour, il est possible de dormir en refuge non gardé du Merlet. Il est nécessaire de savoir s’orienter au travers de cairns sur des sentiers chaotiques mais jamais exposés ni aériens.
Une variante plus courte et moins difficile est également possible : Refuge de l’Aup Bernard, col du Vay, lacs Morétan, plan de l’Ours et refuge de la Pierre du Carré. Distance : 9,3 km et dénivelé D+ 700m.
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