Note: les photos de cet article n’ont pas systématiquement été prises lors de ce week-end mais représentent bien les lieux parcourus. Eh oui, il m’arrive d’avoir la flemme de photographier !

Avec une amie, Emeline, habituée des voyages à vélo et autres activités de plein air, on s’était dit qu’il serait cool de passer un week-end à vélo en dehors de Chambéry. Seul critère déterminant: que cela ne monte pas trop.

La véloroute V63 Vallée de l’Isère, accessible en train

Le parcours idéal m’est venu rapidement en tête: sillonner la véloroute V63 le long de la vallée de l’Isère depuis Valence. Ainsi fait, nous pouvons nous y rendre en train puisque la ligne TER Valence – Annecy offre plusieurs points d’arrêt possibles pour le retour: Romans sur Isère, Saint Hilaire – Saint Nazaire et Saint Marcellin offrant de la flexibilité.

Le trajet conseillé ci-dessous n’est pas exactement celui réalisé car je n’avais pas connaissance de certaines routes plus tranquilles que celles prises ou encore tout simplement car pour aller à Chateauneuf sur Isère depuis Valence par les véloroutes, nous nous sommes carrément plantés.

tracé_véloroute_V63

Partis le vendredi après-midi après le travail par le train jusqu’à Valence, il ne nous restait qu’une dizaine de kilomètres à parcourir pour rejoindre Chateauneuf sur Isère, notre halte. Au lieu d’un parcours facile à suivre, cela s’est transformé à des arrêts et des détours car j’ai cru bon penser que la véloroute V63 serait bien balisée dès la gare de Valence. C’est possiblement le cas, mais cela n’a pas heurté nos esprits.

Une fois ces péripéties de navigation passées, la véloroute V63 s’avère très agréable et évite en grande partie de se confronter au trafic routier. Même si l’évolution se fait le long de l’Isère, il faut tout de même compter sur quelques courts raidillons histoire de changer de rythme. Ce samedi d’été est moins propice à la photo qu’à profiter à la flânerie et aux discussions. Les passages à Romans sur Isère, Saint Nazaire en Royans me ramènent inévitablement à la deuxième étape de mon périple à vélo vers Lisbonne.

Un détour vers le Royans

Lors d’une pause bar à St Nazaire en Royans, célèbre pour son aqueduc et pour être une porte d’entrée du pays du Royans, je propose une alternative à notre parcours. Jusqu’à présent, la chaleur nous étouffe et nous nous contentons de suivre les panneaux de la véloroute V63 sans réfléchir. Aussi joli soit le parcours, en sortir pour nous rendre à Pont en Royans mérite tout aussi bien le coup. D’autant que l’on en profiterait pour trouver un lieu de bivouac près de la Bourne, la rivière du coin, venant tout droit du Vercors.

Le spot de bivouac est trouvé après une examination des lieux : d’après le paysan du coin qui nous remercie de l’avoir prévenu, nous serons tranquilles. Le bivouac se résume à trois vélos en pagaille, une tente 1 place et une tente 2 places placés sous des arbres à côté de cultures maraîchères. Au petit matin, l’humidité de l’air se ressent dans l’atmosphère et le soleil met du temps à s’installer, c’est sous les nuages que nous visitons Pont en Royans, célèbre pour ses maisons suspendues. Le Vercors faisant un grand appel du pied, nous continuons sur notre lancée jusqu’à Choranche, un avant goût de montagne avant de faire demi-tour. Continuer sur cette route nous aurait rapproché des grottes de Choranche et des fameuses gorges de la Bourne mais nous auraient aussi éloignés définitivement des gares de retour.

Le retour à Pont en Royans est expéditif pour nous diriger ensuite vers la Sône, joli village le long de l’Isère tout en pente et qui se révèle être une halte idéale pour le pique nique avant qu’une menace orageuse nous presse de rentrer à St Marcellin. Le train achève de nous ramener à bon port en fin d’après-midi.

La véloroute V63 Vallée de l’Isère en pratique

La véloroute se parcourt facilement en deux jours et à mon sens, il faut la voir comme un hub, une ligne directrice dont on peut s’écarter à la demande lorsque des sites et villages valent le détour. Et ce n’est pas ce qui manque, à cheval entre Isère et la Drôme, vous avez d’un côté le Vercors qui en permanence fait des appels du pied mais est plus touristique, tandis que de l’autre côté vous avez les collines des Chambaran qui attirent l’oeil pour le calme et la sérénité. Tandis que le long de l’Isère vous cheminerez aux côtés des champs, avec au sud des abricotiers et pêchers et au Nord des noyers.

Comme vous l’avez lu, le gros avantage de la véloroute est d’être le long d’une ligne de chemin de fer, d’ailleurs si vous veniez à l’emprunter au delà de la Vallée de l’Isère, je recommanderais de sauter le passage de Grenoble par le train entre Lancey et Voreppe si vous continuez vers Chambéry et même Annecy via d’autres véloroutes tandis que depuis Valence, vous pouvez rattraper la ViaRhona.

Pour résumer, emprunter la véloroute V63 vallée de l’Isère, c’est vous aller à la rencontre d’un parcours à l’environnement varié et propice aux échappées belles.