Vous comptez faire du tourisme et visiter le Marais poitevin ? Ce parc naturel régional, trésor de biodiversité et de nature, se situe à la croisée des départements de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime. Il réserve bien des secrets. Suivez-moi en balade !
Cet article présente les différents coups de cœur lors de mes vacances dans le Marais poitevin. En premier lieu, découvrez Niort avant de vous diriger vers les villages d’Arçais et de Coulon, réputés pour leurs maisons maraîchines. et se situent dans les marais mouillés.
La route nous a également menés à Marans à proximité des marais desséchés et du littoral. Les activités pour profiter de la nature ne manquent pas : rendez-vous sur l’embarcadère d’Arçais pour louer une barque et sillonner la Venise verte ou alors enfourchez votre vélo pour une promenade le long des canaux poitevins.
- Visiter le marais poitevin en 2 jours
- 1. Découvrir Niort, aux portes du parc naturel régional du Marais poitevin
- 2. Pédaler sur la Vélofrancette, le long de la Sèvre niortaise
- 3. Parcourir la maison du Marais poitevin à Coulon, capitale de la Venise verte
- 4. Explorer les marais mouillés avec une barque à l’embarcadère d’Arçais
- 5. S’offrir un restaurant avec des spécialités vendéennes
- 6. Flâner dans Arçais, Petite cité de caractère avec ses maisons maraîchines
- 7. Sillonner les marais desséchés
- 8. Faire une halte à Marans près de l’Atlantique, en Charente-Maritime
- Foire aux questions


Visiter le marais poitevin en 2 jours
Les incontournables présentés permettent de visiter le marais poitevin en voiture sur quelques jours. Je vous aide à programmer votre découverte avec pour le premier jour :
- voir la ville de Niort ;
- pédaler sur la Vélofrancette pour rejoindre Coulon et flâner autour (demandez la carte des itinéraires à l’office de tourisme) ;
- visiter le musée du Marais poitevin à Coulon.
Pour le second jour :
- faire un tour en barque de 3 heures à Arçais ;
- vous balader dans le village et manger sur place ;
- vous rendre à Maillezais et Marans.

Si vous disposez d’une troisième journée, rajouter la visite du village de Saint-Hilaire-la-Palud, du parc ornithologique et la baie de l’Aiguillon.
1. Découvrir Niort, aux portes du parc naturel régional du Marais poitevin

La préfecture des Deux-Sèvres, Niort, qui réunit 120 000 habitants au sein de son agglomération, se situe à l’entrée de la partie orientale du Marais poitevin avec le cheminement de la Sèvre niortaise en son sein. Les pierres calcaires jaunes pâles et les toits aux angles ouverts couverts de tuile orange composent le paysage niortais.
Profitez d’une demi-journée pour vous promener dans le centre-ville au travers des halles de Niort, la rue commerçante et piétonne du Ricard, le passage du Commerce et la place de la Brèche dorénavant végétalisée. Un autre programme en cours réhabilite le port Boinot qui marque la direction à suivre pour rejoindre le Marais poitevin. Le musée du donjon, le musée Bernard d’Agesci et le Pilori apportent un supplément d’âme culturel. La charmante promenade le long du cours d’eau vous permettra de digérer le copieux sandwich belge du Plat pays, un snack considéré comme une institution locale (et longtemps fréquentée par moi-même).
2. Pédaler sur la Vélofrancette, le long de la Sèvre niortaise
L’itinéraire de la Vélofrancette court de Caen en Normandie jusqu’à La Rochelle en Charente-Maritime sur près de 600 kilomètres. Depuis Niort, jusqu’à Marans sur 60 kilomètres, le chemin de halage emmène les cyclotouristes en plein cœur du Marais poitevin au bord de l’eau. En outre, les villages typiques de Magné, de Coulon, de Damvix se trouvent sur leurs chemins et d’autres se négocient au terme d’un détour comme Arçais, Vix et Maillé.
Les nombreux méandres bercent les cyclistes dans un cadre verdoyant, bénéfique sous les chaleurs de l’été et même sous la pluie. Le revêtement stabilisé apparaît comme agréable, permet la circulation à deux de front et ne vient pas induire en erreur avec un bon balisage. La section de Coulon à Niort reste fréquentée pour l’attractivité des deux localités. De nombreuses intersections invitent à se perdre dans la multitude de sentiers et de voies d’eau une fois le village de Damvix franchi. Enfin, le parcours essentiellement plat, la seule difficulté réside en la présence du vent dans les marais desséchés.

3. Parcourir la maison du Marais poitevin à Coulon, capitale de la Venise verte

Le village de Coulon représente l’épicentre touristique du Marais poitevin. Les touristes se tournent en premier vers la location de barques, en visite guidée par un batelier ou en autonomie, depuis un des embarcadères. Vous pouvez également visiter la maison du Marais poitevin pour mieux connaître son histoire et ses perspectives pour le futur.
On ne peut pas se le cacher, la situation des marais mouillés ne se présente pas sous ses meilleurs présages. Les lentilles caractéristiques disparaissent progressivement tandis que la biodiversité se délite d’année en année. La promenade en barque, bien que ludique, met en avant ces aspects selon la sensibilité écologique du guide.
L’agriculture, régulièrement mise en cause, représente un des facteurs avec la présence de nouveaux ravageurs et l’entropie humaine. Enfin, chaque année, les zones en crues en hiver perdent de leur surface.
L’écomusée, mis en place par le parc naturel régional, s’efforce de rester factuel, mais sensibilise plutôt sur l’art de la batellerie, les anguilles et la maison maraîchine. Lors de mon passage, l’exposition temporaire se consacrait à la vie, passionnante, des libellules au travers de magnifiques et saisissantes photos.

4. Explorer les marais mouillés avec une barque à l’embarcadère d’Arçais
Les embarcadères de Montfaucon à Saint-Hilaire-de-la-Palud, de Cardinaud à Magné et de Prada à Coulon demeurent souvent plébiscités. On nous a conseillé l’embarcadère d’Arçais, au cœur de la Petite cité de caractère pour découvrir le Marais poitevin en promenade.
On peut choisir une balade en barque, en canoë, dans les marais sauvages avec ou sans guide pour une à plusieurs heures. Le gérant de la location de l’embarcation fournit un topo à suivre avec un balisage qui figure sur des piquets. Faites attention à ces signaux pour éviter de vous perdre, cela survient facilement. Prenez également de quoi vous couvrir en cas de pluie comme cela fut notre cas. Avec un peu de chance et l’aide du soleil, la faune et la flore sauvage se montreront, notamment des martins-pêcheurs, des ragondins, des libellules, des demoiselles et des loutres.




5. S’offrir un restaurant avec des spécialités vendéennes

En quête d’un endroit où se restaurer à Arçais, nous tombons sur cette pépite. Le restaurant Ma gourmandise propose des plats traditionnels de la Vendée et des spécialités maraîchines. Nous avons succombé au farci Maraîchin, un ensemble de légumes farcis avec ou sans porc. La suite nous mena à une tranche de jambon grillé vendéen, qu’on ne trouve cuit de cette façon nulle part ailleurs. Elle s’accompagnait de mogettes, une variété de haricot blanc, labellisée IGP et cultivée dans le Poitou. On l’appelle également le haricot blanc des marais. Enfin, le dessert nous conduisait à un cake à l’angélique, une herbe verte, également cultivée localement.
Nous aurions pu également goûter le vin d’appellation « Fiefs Vendéens » qui provient du terroir de Vix, en bordure des marais desséchés.
6. Flâner dans Arçais, Petite cité de caractère avec ses maisons maraîchines
J’insiste encore avec Arçais mais ce village vous retient facilement plusieurs heures. Un chemin de halage à proximité de l’embarcadère vous emmène sur les berges du Bief de la Garenne. Il longe alors les nombreuses habitations, dont les maisons maraîchines encore conservées. La Petite cité de caractère se réclame d’ailleurs comme l’épicentre de cet héritage du Marais poitevin. Nous sortons emballés de cette visite au calme. Certaines de ces maisons demeurent très bien entretenues tout en conservant leur part d’histoire.
La pierre calcaire, issue des berges de la Sèvre, orne les murs de cette maison traditionnelle. Les paysans la composait avec ce qu’ils trouvaient sur place, notamment du bois de peuplier qui autorisait l’aération. Les granges d’une hauteur jusqu’à dix mètres permettaient de stocker les récoltes à l’étage pour les préserver des inondations qui survenaient en hiver.

7. Sillonner les marais desséchés

Le parc ornithologique de Saint-Hilaire-la-Palud abrite près de 75 espèces d’oiseaux sur 8 hectares. La réserve naturelle offre une approche pédagogique pour la famille avec de nombreuses activités ludiques. Elles se consacrent à la compréhension du vivant et des oiseaux comme l’eider à duvet, l’oie rieuse, le héron bihoreau, l’échasse blanche et l’huîtrier pie.
Vix représente le cœur d’une petite appellation de vin « Fiefs Vendéens » et constitue une base pour des promenades à cheval.
Les villages de Puyravault, de Maillé et de Maillezais présentent des monuments historiques comme l’abbaye Saint-Pierre. Si j’évoque surtout des visites accessibles en voiture, les cyclistes trouveront de quoi s’amuser le long des canaux avec les itinéraires cyclables de la Vélofrancette et de la Vélodyssée. Cette dernière traverse les marais desséchés et longe le littoral atlantique entre la baie de l’Aiguillon à Tranche-sur-Mer et La Rochelle. Profitez-en pour visiter la réserve nationale de la Casse de la Baie d’Henriette, trésor écologique et naturel. Celle de la Baie de l’Aiguillon se trouve également à proximité.
8. Faire une halte à Marans près de l’Atlantique, en Charente-Maritime
Sans blague, Marans se situe à proximité de l’embouchure de la Sèvre niortaise, qui en tant que fleuve, se jette dans l’océan Atlantique à Charron. Bien que le paysage ne semble pas l’indiquer, la carte touristique du parc classe la zone humide dans les marais mouillés jusqu’aux écluses. Vous pouvez rejoindre la ville muni de votre vélo avec les itinéraires de la Vélodyssée et de la Vélofrancette. Laissez-vous guider jusqu’à l’estuaire dans la baie de l’Aiguillon à vélo, en canoë-kayak ou en pédalo.
Le port de pêche et de plaisance évoque au loin la façade atlantique que nous n’aurons pas le temps d’approcher. Au retour de notre balade sur l’autre rive du canal, nous découvrons une petite ferme de démonstration remplie de poules de Marans. Très réputées, elle pondent de très gros œufs authentiques de couleur brune. Une dernière curiosité culinaire réside en la moule de bouchot, originaire de la baie de l’Aiguillon.

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