L’hiver dernier, ma compagne Margaux disposant de congés, nous sommes allés dans les Pyrénées-Orientales le temps d’un petit road-trip. J’y suis également retourné à l’automne dernier, cette région m’ayant beaucoup plus. Allez je vous emmène pour un recap’ des activités à faire dans les Pyrénées-Orientales.


Que faire dans les Pyrénées-Orientales  ?

Pendant ces quelques jours de repos sous forme de petit road-trip dans les Pyrénées-Orientales, nous avons principalement mis le cap dans la région des Albères au sud de Perpignan et jamais loin de l’Espagne. A mon sens, cette région des Pyrénées-Orientales réunit pas mal d’ingrédients pour des visites variées comme vous allez le voir dans les paragraphes suivants: visite des coteaux, de la côte vermeille et de Collioure. Ayant beaucoup aimé la région, par la suite, je suis revenu en solo cette fois, notamment dans le Conflent et la Cerdagne. Je reviendrais pour approfondir c’est sûr !

Collioure

Notre visite de Collioure s’est déroulé fin Février et malheureusement nous n’avons pas été accompagné par le soleil. Néanmoins, on peut observer quelques avantages comme la moindre fréquentation. Non loin de l’Espagne, Collioure est véritablement coincée entre la mer Méditerranée et le massif des Albères comme on peut le voir en grimpant la tour Madeloc (voir plus bas). L’influence espagnole est palpable à en juger les façades d’immeuble et d’ailleurs Collioure a été le triste théâtre d’une immigration massive des espagnols en 1939, la Retirada.

Profitez de Collioure pour vous balader dans le port et prendre un bol d’air frais en été. Continuez votre tour au pied du château royal, non sans le grimper ensuite. Continuez avec la visite de l’église Notre Dame des Anges. Terminez par goûter les anchois et faire la tournée des caves, en soit une belle introduction au paragraphe suivant.

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La tournée des caves à Banyuls et Collioure

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Si le Banyuls, le Collioure, le muscat de Rivesaltes, le Byrrh ne vous disent rien, je vous engage de ce pas à aller goûter ces breuvages ! Ces alcools font partie du patrimoine des Pyrénées-Orientales. Confectionné près de l’Espagne le Banyuls a un air de Porto, tandis que le goût sucré du muscat de Rivesaltes plaira au grand nombre pour l’apéro. Le terroir de ces vins est resserré en raison du relief définissant les coteaux et a très bonne réputation.

Pour la petite histoire, il est vrai que je comptais d’abord venir à Collioure et Banyuls pour visiter sans prétention, mais Margaux connaissant les vins locaux m’a encouragé à faire tournée des caves. Après plusieurs essais, nous nous sommes laissés tenter par du Collioure AOC Blanc, du Banyuls 20 ans d’âge et un muscat de Rivesaltes. Pour de la bonne qualité, il faut mettre du budget, sinon allez voir les vins du Roussillon plus accessibles.

La côte Vermeille

Si au sortir des caves de Banyuls et de Collioure, vous avez encore la tête droite, rendez-vous à la côte Vermeille. Le sentier littoral d’Argelès sur Mer à Cerbère vous offre 32 km de randonnée. Breton d’origine, j’ai longtemps joué aux jeu des 7 différences pour distinguer la côte Vermeille de la Bretagne. La balade est agréable en tout point au pied du massif des Albères et plusieurs phares plus ou moins en service forment des pauses ludiques. En tout cas, je n’imaginais pas trouver ce genre de paysage lors notre road-trip dans les Pyrénées-Orientales.

Continuons sur le registre de la balade avec la tour Madeloc, à une hauteur de 650 m qui offre une vue sensationnelle sur la côte Vermeille et les coteaux pour mieux comprendre les contraintes géographiques de l’exploitation du vin. Depuis le petit parking, comptez 1h de balade sur une route défoncée. Attention au vent très souvent présent et couvrez-bien hors été.

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Le massif du Canigou

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Le pic du Canigou ou plutôt Canigó en catalan est le sommet MYTHIQUE des Pyrénées-Orientales. Largement devant le Pic Carlit, pourtant le toit du département avec ses 2921m d’altitude. Cette popularité est due en effet à sa position excentrée de la chaîne des Pyrénées, le sommet est visible de très loin. J’ai eu l’occasion de gravir le pic du Canigou pour bien profiter des vues à 360° sur la Cerdagne, les montagnes Noires au loin et la plaine du Roussillon. L’accès au sommet est relativement évident, il n’y a qu’une seule partie technique qui est à aborder avec prudence: la cheminée finale. Il vous est possible de boucler l’ascension en deux jours avec une nuit au refuge des Cortalets ou de Mariailles.

Depuis 2012, le massif est classé comme Grand Site de France, au delà de la randonnée, allez découvrir les thermes de Vernet les Bains, l’abbaye de Saint Martin du Canigou ou encore les résidus de l’exploitation minière.

La citadelle Vauban de Villefranche de Conflent

Les fortifications de Villefranche de Conflent, au pied de la citadelle du fort Libéria sont une véritable attraction phare des Pyrénées-Orientales. En raison d’une période basse sur le plan touristique, toutes les visites possibles sont fermés, excepté les grottes Cova Bastera. Bien évidemment, les amateurs de citadelles reconnaîtront l’oeuvre de l’architecte Vauban. Tout cet ensemble, bien préservé fait logiquement partie du patrimoine mondial de l’UNESCO et forme l’un des plus beaux villages de France.

Les fortifications ont initialement été établies aux XIème siècle et modifiées au fur et à mesure jusqu’au XVIIème siècle. Évidemment, l’emplacement a été judicieusement choisi à un endroit stratégique, au bord de la rivière Têt. Les derniers reliquats de l’époque sont à attribuer à la tour du Diable finie en 1454, à la courtine sud et ses deux tours semi circulaires, la porte du Roussillon et la porte de France (source: Wikipedia). La visite est agréable dans ce cadre médiéval et on peut remarquer le travail de conservation des bâtiments. On pourrait presque s’attendre à voir débouler des chevaliers. Dommage que le fort Libéra soit fermé lors de notre visite pour avoir une meilleur idée du positionnement des fortification sur la vallée. Allez aussi jeter un oeil aux grottes dont la visite est gratuite, du moins à notre passage.

A noter également que le train Jaune qui relie Villefranche de Conflent jusqu’à Latour de Carol démarre à proximité et est également en lien avec un TER jusqu’à Perpignan. En soit, c’est un site accessible en transport. En voiture, veuillez bien venir tôt pour vous assurer une place de parking le long de la nationale 116.

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Rouler sur la N116 vers Font-Romeu et l’Espagne

La N116 est la seule route permettant de relier les communes de la vallée du Têt entre eux et constitue le parfait point d’orgue d’un road-trip dans les Pyrénées-Orientales. Pour nous rendre en Ariège, nous l’avons emprunté depuis la plaine jusqu’au col de Puymorens en passant par col de la Perche. Pour peu que vous soyez passagers, la claque visuelle n’est que royal. A Olette, rapidement traversé, vous pouvez aller faire un détour vers Evol, un des plus beaux villages de France. Ce qui m’a frappé avec cette route est l’introduction dans la Cerdagne une fois passé Mont Louis. C’est un vaste plateau et les hauts sommets Pyrénées sont visibles au loin. Je pense au Pic Carlit encore sous la neige lors de notre passage. Ce plateau doit être fantastique à découvrir sous la neige. Enfin, l’Espagne est toute proche et il vous est même possible de vous insérer dans l’enclave de Llivia, le temps de quelques kilomètres avant de revenir en France. Attention, cette route est très empruntée, elle demande de la vigilance et d’être à l’aise en conduite montagneuse.